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L’ensemble des chapiteaux en grès, ornés de motifs d’entrelacs, que l’on peut admirer dans le chœur et les différences manifestes que ce groupe présente avec l’ensemble des chapiteaux en calcaire visibles dans la nef ont longtemps laissé penser que l’édifice était le résultat de deux campagnes de construction bien distinctes.

Le chevet et les absidioles auraient été construits en premier, à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, alors que la nef et ses collatéraux, n’auraient été réalisée qu’à l’extrême fin du XIIe siècle. 

 

 

 

 

L’étude archéologique qui a été menée en 2008 révèle que l’église se St Pierre Toirac est en fait le fruit d’un projet et d’un chantier unique alliant tradition et modernité à la fin du 12ème ou au début du 13ème siècle. Il s’agit ainsi d’un édifice qui, à l’aube de l’époque gothique, a souhaité mettre à l’honneur un décor archaïque, roman, se revendiquant de l’emblématique édifice rouergat qu’est l’abbatiale de Conques.

 

La visite de l’église offre ainsi à voir de très beaux chapiteaux décorés d’entrelacs et de palmettes, d’anges et de personnages bibliques, assurément encrés dans la tradition romane. Cet ensemble sculpté de grande qualité cohabite pourtant parfaitement avec une croisée d’ogives aux nervures trapues et carrées, tout à fait novatrice, et qui sans aucun doute l’une des toutes première tentatives quercynoise de ce type de voûtement dont on connaît le succès à l’époque gothique.

 

Les deux fenêtres trilobées, qui sont visibles en partie haute du chœur et les fentes de jour en croix qui les percent, offrent un éclairage particulier au chœur. Elles construisent à elles seules un des trésors de cette église. Il s’agit de fenêtres techniquement rares et très originales dans leur dessin qui participent à conférer à ce prieuré de St Sauveur de Figeac toute l’importance qui lui est reconnue.

 

 

 

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